Quand on fait des conneries. on les paye !

Publié le par Mouvement Démocrate Ovillois

http://www.motards-online.com/blogsMO/Steph26/images/ORIG_1210763767_colere.jpgNe pouvant intervenir lors de la dernière AG du MoDem 78 (intervenue mardi dernier à une date où l'on savait que je n'étais pas dispo) et étant appelé en ce moment par mes activités associatives à l’organisation de multiples fêtes de fin d’année à Houilles, Maisons-Laffitte et Carrières sur Seine, la délégation cantonale de Houilles Carrières tient à préciser dans cet article ce qui suit.

Une fois n’est pas coutûme nous n’employerons pas l’expression "chers amis" pour commencer notre intervention parce que le noyau dur de militants et de sympathisants de Houilles Carrières sur Seine que nous avons l’honneur de servir n’a pas que des amis au niveau du MoDem 78. Ce même noyau dur regrette que les quelques militants du MoDem78 encore actifs se mettent "la tête dans le sable" sans tirer les conséquences logiques de l’important échec que notre Mouvement a subi dans les Yvelines lors des régionales.

En Ile de France, François Bayrou avait choisi un citoyen méritant, facilement médiatique et peu politicien, en la personne d’Alain Dolium, un entrepreneur venu des cités. Avec des consignes très claires d’indépendance et de vérité programmatique que sa propre équipe était parfaitement en mesure de mettre en œuvre de manière percutante dés le commencement de la campagne. François Bayrou n'est pas intervenu au delà.

Pierre le Guérinel, président du MoDem78 et porte parole de l'Union régionale, a voulu compromettre autrement avec d'autres le Mouvement pour garantir les chances de quelques conseillers sortants d’être réélus et foulant au pied au passage l'intégrité du Mouvement dont ils n'avaient que faire.

Une alliance en Ile de France dés le premier tour derrière le PS et les Verts a donc été mise en place courant juin 2009 par leurs soins, puis dénoncée ensuite sur le blog de Christophe Ginisty (c'était d'ailleurs la seule info valable de son blog). Malgré l'opposition de François Bayrou en personne qui tenait à des campagnes indépendantes, des pressions constantes sont intervenues ensuite pour forcer Alain Dolium et son équipe à s'aligner derrière les exigences d'un quarteron d'élus sortants dans le cadre d'un "deal" vaseux de pur marketing électoral avec le PS et les Verts.

Ceci a justifié le fait que tout le MoDem de Versailles et que les militants de CAP21 les plus valeureux (on pense notamment à Hélène Danel, présidente de l'association Flins sans F1, qui était la personnalité écolo du MoDem la plus médiatique du 78 et on oubliera les deux ou trois intrigants de ce mouvement ayant opéré de manière désastreuse par le passé sur Houilles et Chatou) soient proprement éjectés du circuit des régionales, pour ne pas contrecarrer certains petits arrangements exclusifs avec Jean-Pierre Huchon et Jean-Vincent Placé (chef de file les Verts - arrangements également dénoncés dans le Canard Enchaîné du 16 juin 2010 dans l'article consacré au dénommé Placé). Le débat politique interne a alors été censuré  par les soins de l'adjoint Jean-Pierre Alix (notamment sur les volets les plus sensibles comme celui des transports en commun et de la formation professionnelle). Les vieilles combines ringardes du radical-socialisme des années 50 l'a emporté (Cf. l'article du Canard précité qui rejoint cette analyse). 

Et évidemment, ce mic-mac entre élus s'est vu tout de suite comme le nez au milieu de la figure. "Ce deal rend votre action illisible et fait que votre mouvement ne sert plus à rien" ce sont les propos récurrents que nous avons entendu des électeurs lors de nos campagnes de tractage à Houilles Carrières, Bezons, Nanterre et Rueil Malmaison. Il y a eu alors ce que nous appelons dans le monde du travail et de l’entreprise, une faute capitale de stratégie. Cette trahison, la Présidence du MoDem78 en est redevable et comptable envers nous tous.

Les résultats électoraux ont démontré que ces petites tactiques méprisables de compromission politicienne avaient désintégré l'originalité profonde de notre Mouvement (alliant libéralisme social, démocratie chrétienne et social démocratie). Il y a eu également dans la foulée une atteinte à nos valeurs,  Et je ne rappelle pas à cette occasion en amont les fautes de management, manquements répétés au règlement intérieur, mails diffamatoires et autres coups tordus que les adhérents de notre circonscription ont vu apparaître depuis septembre dernier …

Chacun avait la possibilité d’agir de manière libre et responsable en dénonçant cette incurie, il fallait exiger la démission de la présidence (comme cela se passe actuellement dans les fédérations de foot), désigner un bureau chargé de l’intérim et de l’organisation de nouvelles élections à la rentrée. Il fallait en tout cas en débattre en profondeur ne serait-ce que pour assainir la situation ; car il n’y a jamais eu en fait de vrais débats de qualité dans nos assemblées, juste quelques rebuffades de la part d'élus mal embouchés sortis d'on ne sait où, avides de prises de parole accaparantes pour pomper de l'air et ne rien dire, et trop de nivellement par le bas visant à étouffer les regroupements locaux, tout ceci alimenté par quelques petites ambitions imbéciles.

Il y a au sein du MoDem78 des personnes intègres et ouvertes venues de tous bords, venus des démocrates-chrétiens de l’UDF, du monde radical PR ou PRG ou de CAP21, de la société civile ou d'ailleurs, parfaitement capable de travailler ensemble de manière intelligente. Le travail des adhérents relayé par la présidence restait de les trouver, de les aider à travailler, et de soutenir leurs travaux. Or, la présidence n'a rien voulu faire de tout ça, par peur imbécile de se faire concurrencer par sa base : elle a voulu bêtement imposer les élus les plus mauvais et a cherché dans le même temps à décapiter les têtes militantes qui dépassaient. Du coup, les adhérents se sont éloignés, écoeurés par cette vie interne peu valorisante

Le seul groupe qui a pu s'en sortir était le groupe de travail Europe bien emmené par Viviane Boussier et Jean-Luc Théron. Ce groupe essentiellement composé de militants était à part et la Présidence ne s'y est jamais franchement intéressée.

Mais il n'est pas trop tard : les nouvelles élections que la plupart d’entre nous attendent, on peut encore les organiser maintenant plutôt qu’en bout de course à l’orée des présidentielles dans des conditions qui n'auraient aucun sens. La force de notre Mouvement viendra de sa force militante et son parcours en quête d’une vérité globale. Ces volontés existaient en 2007 lors de la fondation du Mouvement, il faudra pas mal de temps pour les restaurer.

Quant aux cantonales partielles qui obsèdent apparemment la présidence actuelle (il faut bien essayer de recaser ses derniers petits copains histoire de bien manager comme il faut son carnet d'adresses perso, c'est tellement plus important que de dénoncer les multiples gabegies dont nos concitoyens sont actuellement victimes), ce serait avant tout dans un vrai parti démocrate aux militants et sympathisants territoriaux concernés de se concerter pour trouver dans leurs rangs le meilleur candidat.

La Présidence départementale, à cause de ses fautes et erreurs du passé, n’est objectivement plus en mesure d’influer sérieusement  là dessus. Car comme on dit dans la vie courante, quand on fait des conneries, soit on les reconnait en démissionnant, soit on les paye, tôt ou tard.

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