Grève RER : l'arbre qui cache la forêt.

Publié le par Mouvement Démocrate Ovillois

 Nous répercutons le communiqué de presse du Président du Conseil Départemental de notre mouvement.


Grève: la RATP doit "améliorer ses procédures de concertation", estime le MoDem

PARIS, 10 novembre 2009 (AFP) - Pierre Le Guerinel, porte-parole de l'Union régionale du Modem Ile-de-France, a appelé mardi la RATP à "améliorer ses procédures de concertation et de négociation internes" pour que "la grève soit bien un recours ultime".

Le trafic du RER B a été perturbé mardi pour la deuxième journée consécutive par une grève des conducteurs RATP et SNCF, tandis que les très fortes perturbations de lundi sur les lignes A et B ont provoqué à droite des critiques sur les limites du service dit minimum.

"De fait, contrairement au discours quelque peu provocateur du président de la République, il y a encore des grèves qui se voient et qui pénalisent les Franciliens", écrit le conseiller régional MoDem dans un communiqué.

"Soyons lucides : le service minimum est tout simplement inapplicable quand une très grande majorité des personnels se met en grève. Il faut en tirer les conséquences", dit-il.

L'élu francilien appelle en conséquence la RATP "à améliorer ses procédures de concertation et de négociation internes".

"A l'esprit de réquisition introduit par la loi doit succéder un véritable esprit de négociation pour que la grève soit bien un recours ultime", a-t-il conclu.

pr/eb/ct - SOCIAL-TRANSPORT-GRÈVE-IDF-SNCF-RATP-MODEM - 10/11/2009 16h35 - AFP



Nous entendons préciser ce commentaire comme suit.

Le MoDem Ovillois a toujours cherché à défendre prioritairement le principe d'efficacité du service public.

Et l'efficacité passe effectivement par une bonne politique de concertation.

Il n'est pas évident que les dirigeants de la RATP et de la SNCF fassent correctement face à leurs obligations à cet égard. Sinon cette grève que les médias ont annoncés très brutalement ce dernier week-end n'aurait pas eu lieu dans des conditions aussi brutales. A un coup de force indicible des dirigeants, on peut comprendre une grève sans préavis. En tout cas, ça peut se discuter. 

Mais la vérité se situe ailleurs, au niveau de la dégradation lancinante de la situation dans nos contrées ou ailleurs, et notamment à raison d'une nette diminution depuis quelques années des dessertes en pratique des gares de Houilles-Carrières, Sartrouville et Maisons-Laffitte. Diminution des dessertes qui intervient principalement au détriment des salariés, écoliers et étudiants de notre zone.

Cette dégradation a été unanimement protestée par le public et les élus locaux lors de la dernière réunion du CADEB à Houilles le 9 novembre 2009.

Même la représentante du Président du STIF et de la Région IDF a eu l'intelligence de reconnaître son embarras là dessus.

Il résulte de cette réunion que les contrats d'objectif entre la SNCF ou la RATP tous deux dirigées par des représentants de l'Elysée et le STIF, dirigé par le président socialiste de la Région IDF, fonctionnent mal.

Ce dysfonctionnement s'explique sans doute par des divergences économiques entre parties prenantes, mais aussi par des "guéguerres"  politiques UMP/PS dans lesquelles il n'est pas à exclure qu'usagers et syndicalistes aient été purement et simplement pris en otage.  

Ceci étant, il faut retenir que l'essentiel a été dit et doit être entendu et retenu par nos décideurs.

Et il paraît futile à ce stade de remettre en question le droit de grève ou le service minimum.

Le problème est effectivement ailleurs. Il est dans le tréfonds de l'organisation des dessertes, ce pour quoi un audit complet et transparent du STIF et des transports transiliens nous parait d'une nécessité primordiale.

Pour finir, cette réunion du CADEB a été une excellente manifestation se déroulant dans un processus démocratique bon enfant et somme toute tout à fait appréciable. C'est quand même une "joyeuse bonne idée" que de l'avoir organisée.

Il est simplement à regretter que bon nombre de particuliers participant à cette réunion (à laquelle Monsieur Huchon, principal invité, n'a finalement pas cru devoir venir ...) n'aient pas pu s'exprimer.

Nous nous attacherons pour notre part à défendre leurs intérêts.
 

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