De l'analyse sémantique des mots "écologie" et "économie".

Publié le par Mouvement Démocrate Ovillois

(extrait un peu intello d'un forum MoDem - contribution d'un certain advoc.diab qui aime faire l'avocat du diable - du coup il m'excusera, j'ai expurgé les passages un peu trop décalés).

Des paires de mots qui sonnent pareil, avec la même racine (éco= habitat, aster=étoile) mais qui veulent dire tout à fait autre chose...

Comment mettre en perspective l'écologie, la mettre à distance, même si elle se présente comme celle qui nous entoure de toutes parts? Pourquoi devrait-on d'un coup mieux traiter l'écologie que l'économie

Tout d'abord l'analyse sémantique. Economie-écologie, astronomie-astrologie, gastronomie-gastrologie ... On peut s'apercevoir que si c'est -nomie, alors l'homme agit sur l'objet en question: sur le milieu, sur les corps célestes (en perçant leurs mystères), sur l'estomac ou papilles gustatives en cas de gastronomie. Si c'est -logiel'objet devient sujet est il agit sur nous: influence du milieu, des astres, du système digestif,... sur notre bien-être. 

Pour délimiter économie et écologie, on peut dire que grâce à l'économie, on obtient des moyens d'agir sur le monde, l'environnement, le milieu; et grâce à l'écologie, on apprend comment le milieu agit sur nous (NDLR : au risque
de privilégier avec excès le milieu sur l'individu de manière rétrograde et donc anti-humaniste ...).

En second lieu, une approche pratique. De façon plus pratique: tandis que l'économie minimise l'effort (le travail) ou maximalise l'effet souhaité, autrement dit elle optimalise le rapport coût/bénéfice, l'écologie de son côté ne s'occupe que des effets obtenus : pour l'effet souhaité donné, elle vise à minimiser les effets indésirables sur le milieu, l'habitat.

En fin de compte, la question d'écologie dont parlent les écologistes n'est qu'un cas pratique ou scientifique particulier de quelque chose plus général : comment minimiser les effets indésirables de nos actions.

Cela peut concerner tout un tas de domaines, de quoi bâtir le programme d'un parti "généraliste" comme le MoDem: 

- effets indésirables de traitements médicaux ou d'engrais chimiques en agriculture sur l'organisme humain (malgré leurs intérêts bénéfiques contestables), 

- influence de la libre concurrence, pourtant génératrice de bien et de services multiples, sur la misère ouvrière, 

- effet indésirable de l'assistance sociale sur la paresse de certains assistés, 

- effet indésirable de la liberté sur la montée de la délinquance,

- [gag] effet du livre de François Bayrou "Abus du pouvoir" sur le score du MoDem aux Européennes [/gag]

- et même on pourrait trouver (cf. la dernière épreuve du bac philo) un exemple de dissertion philosophique: effets indésirables de la recherche de plaisir du moment sur le bonheur durable ...

L'écologie, tout comme l'économie, est en fait une science et peut-être un art, de prévoir et de trouver un équilibre : entre les effets bénéfiques (économiques) et indésirables (écologiques) de nos actions.

Pour tous ces exemples ci-dessus, on pourrait parler de solutions plus ou moins écologiques: par exemple tel ou tel engrais est-il écologique ? Par exemple, une centrale nucléaire a ses effets bénéfiques et indésirables, il s'agirait d'augmenter les premiers et diminuer les seconds.

La notion d'équilibre est importante pour un centriste : trouver le milieu, le centre.
 
CQFD.

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